La débâcle de sa rentrée

Qu’attend t-il de moi? Je suis sa mère. Je dois lui montrer le chemin. Je dois le protéger. Je dois lui apprendre. Je dois le défendre.

Où es tu? Où es  est passé ce petit homme fort, prêt à en découdre avec l’école? Où s’en est allé mon petit garçon vif, joyeux et plein d’humour?

Ce soir encore tu es plein d’angoisse et de tristesse. Je ne peux pas quitter la pièce sans envahir tes yeux de craintes. Tu me suis comme mon ombre, je ne peux pas lâcher ta main sans que tu me demande de rester près de toi, de ne plus te quitter.

C’est normal me dit-on.

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Je ne crois pas.

Je viens de me prendre la première grande claque qu’on puisse assener à une maman. On me demande de lâcher sa main mais on m’impose que personne ne la lui tienne à ma place.

Il pleure le matin, il pleure la journée, personne ne sait me dire ce qu’il a mangé ni s’il a dormi. On me dit « tout va bien madame ». Non ça ne va pas! En deux jours mon fils est transformé et on me demande de ne pas m’en inquiéter. Mais quel genre de mère à ce luxe?

Je suis triste et sidérée de constater que ce début de parcours sera celui qui doit lui donner le goût de l’école et la confiance envers l’autorité des adultes!

Il a une maîtresse dont j’ignore même le prénom.

La plupart de mes amies me rapportent des faits similaires, me normalisant le phénomène. C’est encore plus inquiétant à mon sens.

Je me réjouissais de le voir passer les portes de l’école, je l’ai écouté des heures me décrire ses futurs exploits, je l’ai vu entrer fier et confiant dans sa salle de classe. Sa maîtresse n’a parlé à personne, les enfants pleuraient isolés dans leur coin, une petite a même échappé à sa vigilance s’échappant ainsi dans le couloir sans même qu’elle ne s’en aperçoive!

Je suis scandalisée qu’on me demande de faire confiance à une femme que je ne connais pas et qui ne manifeste aucun intérêt pour le bien être de mon fils ou celui des autres enfants.

Je suis triste en pensant à demain. Devant lui je donne le change mais au fond je ne suis que faiblesse et angoisse…

Et vous, la rentrée?

Je vous embrasse.

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