Noël 2015

NOËL.

Quatre lettres qui peuvent en dire long. Une période attendue ou redoutée. Toute une année s’écoule avant d’y arriver et lorsque c’est terminé c’est déjà le début d’une nouvelle ère. Tant d’émotions et de sentiments concentrés dans ces quatre lettres.

Lorsque j’étais petite fille, comme tous les enfants, je me languissais de Noël. Découvrir le magnifique sapin préparé et décoré par mon grand-père. Ce sapin qu’il choisissait avec soin, au pied duquel il reproduisait un décor naturel fait de mousse et de bois. Cet arbre où se côtoyaient des personnages aussi hauts que moi et qui me racontaient Noël sans me parler. Je trépignais d’impatience de voir et revoir le Père Noël en vrai, qui longeait le soir venu toute la grande maison qui surplombait la Seine, le dos chargé de sa hotte débordante de cadeaux. J’avais peur de l’embrasser, lui qui n’était autre que mon papi.

Adolescente, je haïssais profondément cette période. Elle n’était plus que le triste condensé de nos échecs de famille, le sombre portrait des chaises vides autrefois occupées par des personnes chères à nos coeurs. Entre autres, le Père Noël nous avait quitté. Finit les sapins de mon enfance, terminées les tablées oh combien festives et vivantes, balayés les rires d’enfants qui avaient bien grandis.

Jeune adulte, le 25 décembre était devenu une formalité. Une sorte d’épreuve à passer…, je l’avais totalement banalisée. Oscillant entre l’indifférence de ce passage obligé et l’agacement de devoir tous être heureux au même moment au prétexte d’un chapon farci et d’une bûche surfaite.

Maman. Maman, ça rime un peu avec Noël non? Hum, non! Maman ça rime avec bonheur. Tout mon bonheur est concentré dans ce petit bonhomme qui me fait tourner en bourrique, qui me fait hurler, qui me fatigue, qui m’épanouie, qui me rend vivante, qui me fait danser et chanter tout et n’importe quoi! Cette année je trépignais que Noël arrive.  J’ai fait un sapin, décoré les murs, ramassé des feuilles que j’ai coloré, je l’ai emmené voir toutes les décorations de Noël que j’ai trouvé, je l’ai serré fort contre moi, je lui ai dit comme je l’aime. Cette année j’avais envie de gros pull même si il ne fait pas assez froid, de boire du vin chaud alors que je n’en ai jamais bu, de voir des trains tourner sur un sol en bois.

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Pourtant, cette année, comme chaque année, bon nombre de nouvelles furent sombres, chacun a eu de près ou de loin son lot de tristesse et de coeurs gros. Avec le recul, je réalise que Noël est aussi une soupape. Ce n’est plus un passage obligé, c’est un moment nécessaire. Oui on est heureux ou on essaye de l’être tous en ensemble en même temps à ce moment là parce que finalement dans la vraie vie c’est de plus en plus difficile. Alors je me suis accordée une parenthèse de magie et d’amour enveloppée de papier de soie et de bolduc. On a trop mangé, on a trop dépensé, on est fatigué… Mais la magie de Noël est restée, toujours présente malgré les joies et les peines, comme quelque chose d’immuable, que le temps ne nous prendra pas car nos enfants perpétueront cette tradition, d’années en années. Comme ma petite nièce qui croit toujours que c’est le Papa Noël qui mange ses clémentines et qui lui écrit des remerciements!

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Je nous souhaite la même chose pour l’année d’après et toutes celles qui suivront.

Bien à vous. Charlotte.

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